Les manœuvres du permis B
Deux manœuvres sont demandées pendant l'épreuve, dont au moins une comportant une marche arrière. Ce qui est évalué n'est pas la rapidité mais les contrôles, la trajectoire et la sécurité des autres usagers.
Ce qui est demandé
Deux manœuvres
L'examinateur en demande deux au cours de l'épreuve, dont au moins une comportant une marche arrière.
Aucun chronométrage
La manœuvre n'est pas chronométrée. Une exécution lente et contrôlée vaut mieux qu'une exécution rapide et approximative.
La reprise est admise
Corriger une trajectoire en repartant en avant fait partie de la manœuvre. Ce qui compte est le résultat et la sécurité pendant l'exécution.
Le lieu
Sur un emplacement réel ou entre des repères, selon la configuration rencontrée sur le parcours.
La consigne
Elle est donnée clairement. Demander une précision en cas de doute ne pénalise pas.
Le barème
Trente et un points, vingt requis, sous réserve de l'absence d'erreur éliminatoire. Voir résultat CEPC.
Le créneau
Stationnement longitudinal, parallèle au trottoir, entre deux véhicules ou entre des repères. Il s'effectue en marche arrière.
Se positionner
Parallèlement au véhicule situé devant la place, à une cinquantaine de centimètres, rétroviseurs approximativement alignés. Signaler l'intention avant de s'arrêter.
Contrôler
Rétroviseur intérieur, rétroviseurs extérieurs, angle mort côté trottoir et côté circulation. Enclencher la marche arrière, ce qui allume les feux de recul.
Braquer
Reculer lentement. Lorsque l'arrière du véhicule de devant arrive au niveau du montant arrière, braquer franchement vers le trottoir.
Contre-braquer
Lorsque le véhicule présente un angle d'environ quarante-cinq degrés par rapport à l'axe de la chaussée, contre-braquer pour aligner l'arrière.
Ajuster
Rectifier la position pour se placer parallèlement au trottoir, à une distance permettant l'ouverture des portières sans empéter sur la circulation.
Le stationnement en bataille
Stationnement perpendiculaire à la chaussée. Il peut s'effectuer en marche avant ou en marche arrière, cette dernière étant plus fréquemment demandée car elle facilite la sortie ultérieure.
Dépasser la place
Avancer au-delà de l'emplacement visé, en s'écartant d'environ un mètre cinquante des véhicules en stationnement pour disposer de l'espace de braquage.
Prendre le repère
S'arrêter lorsque l'épaule arrive au niveau du feu arrière du véhicule qui délimite la place.
Contrôler et engager
Contrôles complets, marche arrière enclenchée, braquage franc vers la place.
Surveiller les deux côtés
Reculer lentement en alternant le regard entre les deux rétroviseurs extérieurs et l'arrière, l'avant du véhicule se déportant vers l'extérieur pendant le braquage.
Redresser et centrer
Redresser les roues une fois le véhicule dans l'axe de la place, puis ajuster pour se centrer entre les lignes.
L'erreur la plus fréquente consiste à braquer trop tôt, ce qui conduit à empiéter sur la place voisine, ou trop tard, ce qui oblige à reprendre. Dans les deux cas, la reprise reste préférable à un contact.
Le stationnement en épi
Le principe
Les emplacements sont tracés en biais par rapport à la voie de circulation, ce qui réduit l'angle de braquage nécessaire par rapport à la bataille.
Épi avant ou arrière
L'orientation des places détermine le sens d'entrée. Un épi orienté dans le sens de circulation se prend en marche avant, l'inverse en marche arrière.
Le repère
Comme en bataille, l'épaule au niveau du pare-chocs arrière du véhicule délimitant la place, après s'être écarté d'environ un mètre cinquante.
Le braquage
Plus modéré qu'en bataille, l'angle à couvrir étant moindre. Le marquage au sol guide la trajectoire.
La sortie
Un épi pris en marche avant impose une sortie en marche arrière, avec une visibilité réduite sur la circulation. Le contrôle préalable est déterminant.
Le point de vigilance
Ne pas empiéter sur les emplacements voisins et respecter l'angle matérialisé par le marquage.
Demi-tour et marche arrière
- Le demi-tour : il permet de changer de sens sur une chaussée trop étroite pour un virage simple. Il s'exécute en plusieurs temps, en utilisant la largeur disponible, sans nombre de manœuvres imposé.
- Le déroulement : serrer à droite et s'arrêter, contrôler dans toutes les directions, braquer à gauche et avancer jusqu'à proximité du trottoir opposé, contrôler à nouveau, braquer à droite et reculer, répéter si nécessaire.
- Ce qui compte : le contrôle à chaque changement de sens et la priorité laissée aux autres usagers, davantage que le nombre de temps utilisés. Voir réussir le demi-tour.
- La marche arrière en ligne droite : reculer le long du trottoir en maintenant une trajectoire stable, sur la distance indiquée par l'examinateur.
- Le regard : se retourner pour regarder par la lunette arrière constitue la position de référence, les rétroviseurs venant en complément et non en remplacement.
- La surveillance : contrôler régulièrement l'avant et les côtés pendant le recul, un usager pouvant survenir de n'importe quelle direction. Voir réussir la marche arrière.
- L'allure : très lente, au ralenti, ce qui laisse le temps de corriger et de s'arrêter.
Ce qui est évalué
| Critère | Ce que cela recouvre |
|---|---|
| Les contrôles | Rétroviseurs et angles morts, avant et pendant la manœuvre, dans toutes les directions concernées |
| La trajectoire | Placement du véhicule sans contact ni empiètement sur les emplacements voisins |
| La maîtrise du véhicule | Dosage de l'allure, souplesse des commandes, absence de à-coups |
| La sécurité | Priorité laissée aux piétons et aux véhicules, interruption de la manœuvre si nécessaire |
| La correction | Capacité à reprendre une trajectoire sans précipitation. Une reprise maîtrisée n'est pas une erreur éliminatoire |
| Le résultat | Véhicule correctement positionné, à distance raisonnable des obstacles et du trottoir |
Progresser sur les manœuvres
- Commencer sans contrainte : les premières répétitions se font sur un espace dégagé, sans circulation, pour installer les repères avant d'ajouter la pression de l'environnement.
- Construire ses propres repères : les repères visuels dépendent de la taille du conducteur et de sa position au volant. Ceux d'un autre élève ne sont pas transposables tels quels.
- Dissocier les gestes : travailler séparément le braquage, le dosage de l'allure et les contrôles avant de les combiner.
- Cibler la difficulté : une manœuvre qui résiste se retravaille spécifiquement, plutôt que de répéter l'ensemble.
- Passer en conditions réelles : rues et parkings de Tulle et des environs, une fois les automatismes installés.
- Le simulateur : il permet de retravailler une difficulté isolée avant nouvelle mise en situation. Voir simulateur de conduite.
- Au-delà de l'examen : ces manœuvres servent quotidiennement après l'obtention du permis, sur des véhicules et des emplacements variés. Voir premiers kilomètres.
Ce que les élèves disent
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Conduite
Code de la route
Références : référentiel pour l'éducation à une mobilité citoyenne pour les compétences évaluées ; arrêté relatif à l'épreuve pratique de la catégorie B pour le déroulement, les manœuvres demandées et la grille d'évaluation ; code de la route pour les règles de priorité et de sécurité applicables pendant la manœuvre.
Les manœuvres se travaillent en séance
Elles s'intègrent progressivement à la formation, d'abord sur espace dégagé, puis en circulation. Accueil au 14 rue Jean Jaurès, 19000 Tulle.
Ce que demandent les conducteurs
Combien de manœuvres sont demandées à l'examen ?
Deux, dont au moins une comportant une marche arrière.
Les manœuvres sont-elles chronométrées ?
Non. Une exécution lente et contrôlée vaut mieux qu'une exécution rapide et approximative.
Peut-on reprendre une manœuvre ratée ?
Oui. Corriger une trajectoire fait partie de la manœuvre, et une reprise maîtrisée n'est pas une erreur éliminatoire.
Quelles erreurs conduisent à un résultat défavorable ?
Le contact avec un véhicule, un obstacle ou un piéton, la montée sur le trottoir, le refus de priorité et l'absence de contrôle.
Faut-il se retourner pour reculer ?
Se retourner pour regarder par la lunette arrière constitue la position de référence. Les rétroviseurs viennent en complément, non en remplacement.
Les repères sont-ils les mêmes pour tout le monde ?
Non. Ils dépendent de la taille du conducteur et de sa position au volant, et se construisent individuellement.
Le stationnement en épi est-il demandé ?
Il peut l'être, comme le créneau, la bataille, le demi-tour ou la marche arrière en ligne droite, selon la configuration du parcours.
Peut-on demander une précision à l'examinateur ?
Oui. Demander une précision sur la consigne en cas de doute ne pénalise pas.
