Huit jeunes sur dix renoncent faute de transport
Le chiffre est établi par le baromètre Jeunesse et Confiance 2026 d'OpinionWay pour VersLeHaut. Une seconde enquête, menée pour les Apprentis d'Auteuil, chiffre précisément le volet emploi et formation. Ce que ces travaux disent, et ce qu'ils ne disent pas.
Ce que mesure l'étude
- La source : le baromètre Jeunesse et Confiance, onzième édition, réalisé par OpinionWay pour le think tank VersLeHaut avec le soutien de la Fondation AG2R La Mondiale, publié début 2026.
- Le résultat : quatre-vingts pour cent des jeunes déclarent avoir déjà renoncé, au moins occasionnellement, à une activité faute de transport.
- Le périmètre exact : activités sportives, culturelles, médicales ou de formation. C'est la formulation retenue par l'étude.
- La nuance « au moins occasionnellement » : elle importe. Le chiffre ne décrit pas une situation permanente, mais l'existence d'au moins un renoncement.
- Le thème de l'édition : l'offre éducative locale et les territoires, dans le contexte des élections municipales.
- Ce qu'en retient l'étude : la mobilité agit comme un filtre préalable, qui restreint l'accès aux opportunités avant même qu'elles soient envisagées.
Le volet emploi et formation
Une seconde enquête, conduite par OpinionWay pour les Apprentis d'Auteuil auprès de deux mille un jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans, chiffre précisément ce volet.
| Constat | Part des jeunes concernés |
|---|---|
| Ont renoncé à un emploi ou une formation pour des difficultés de mobilité | 76 % |
| Faute de transport accessible et compatible avec leurs horaires | 61 % |
| Faute de moyen de transport personnel | 56 % |
| En raison du prix du carburant | 54 % |
| En raison du coût des transports en commun | 43 % |
| Ont rencontré des difficultés pendant leurs études ou leur travail liées à la mobilité | 66 % |
| Jeunes sans emploi ni formation ayant renoncé à une opportunité | 8 sur 10 |
Ces deux enquêtes ne mesurent pas la même chose. La première porte sur les activités au sens large, la seconde sur l'emploi et la formation. Les confondre conduit à attribuer à l'une des résultats qui appartiennent à l'autre.
La question rurale
Ce qui est établi
L'absence de moyen de transport personnel et l'incompatibilité des horaires figurent parmi les motifs les plus cités. Ces deux facteurs pèsent davantage là où l'offre collective est faible.
Ce qui ne l'est pas
Aucun taux spécifique aux zones rurales n'est établi par ces travaux. Les chiffres avancés ailleurs pour ces territoires ne reposent sur aucune source identifiable.
La réalité corrézienne
Distances importantes entre les pôles, dispersion de l'habitat, lignes peu fréquentes en dehors des heures scolaires : ces caractéristiques sont observables sans avoir besoin d'être chiffrées.
Les horaires décalés
Un service en restauration, un stage débutant tôt, une garde en établissement de santé : les emplois accessibles aux jeunes sont souvent ceux dont les horaires cadrent le moins avec les transports collectifs.
L'effet cumulatif
Un stage non réalisé est une expérience absente du parcours. La conséquence ne s'arrête pas à l'occasion manquée.
Les autres solutions
Covoiturage, transport à la demande, aides à la mobilité des missions locales : elles complètent la mobilité individuelle sans toujours la remplacer. Voir le covoiturage.
Ce que le permis change
L'accès aux offres
Certaines offres d'emploi ou de stage mentionnent le permis parmi les conditions, même lorsque le poste ne suppose pas de conduire.
L'amplitude horaire
La disponibilité en dehors des plages couvertes par les transports collectifs devient possible.
Le rayon géographique
Le périmètre de recherche s'élargit au-delà des communes desservies.
L'autonomie
Moins de dépendance à l'organisation des proches pour les déplacements quotidiens.
Ce que le permis ne règle pas
Il ne donne pas accès à un véhicule. Assurance, carburant et entretien constituent un budget distinct. Voir la première carte grise.
Le calendrier
Engager la formation avant l'échéance évite d'avoir à la conduire dans l'urgence, l'attribution des places d'examen ne se maîtrisant pas.
Les dispositifs mobilisables
Permis à un euro par jour
Prêt à taux zéro pour les quinze à vingt-cinq ans révolus, remboursable à raison de trente euros par mois. Le montant dépend du coût de la formation, dans la limite prévue par le dispositif.
Aide France Travail
Jusqu'à 1 200 €, subsidiaire, sous conditions d'inscription et de projet professionnel.
Fonds d'aide aux jeunes
Dispositif départemental instruit par un référent de parcours, pour les jeunes en insertion.
Aide régionale
Dispositif de la Nouvelle-Aquitaine, selon le statut et le projet.
Bourse au permis
Dispositif communal facultatif, en contrepartie d'un engagement bénévole. Son existence et son montant varient d'une commune à l'autre.
Simulateur d'aides
Point de départ pour identifier les dispositifs correspondant à une situation donnée.
L'éligibilité relève des organismes instructeurs. Certains dispositifs n'interviennent qu'à défaut d'autre financement mobilisable. Voir toutes les aides.
Choisir la bonne filière
| Filière | Entrée | Point d'attention |
|---|---|---|
| Conduite accompagnée | 15 ans | Suppose un accompagnateur disponible sur un an et un véhicule assuré pour cet usage. La période probatoire est ramenée à deux ans |
| Formation classique | 17 ans | Vingt heures de conduite encadrée au minimum, volume réel fixé par l'évaluation |
| Boîte automatique | 17 ans | Treize heures au minimum, mais le permis porte la mention restrictive 78 |
| Conduite supervisée | 18 ans | Aucune durée ni kilométrage imposés, mais la période probatoire reste de trois ans |
- Sur la mention 78 : elle interdit la conduite d'un véhicule à boîte manuelle, y compris un utilitaire d'entreprise ou un véhicule de location. Ce point mérite examen lorsque le permis est recherché pour l'emploi.
- Sa levée : une formation de sept heures sans examen, facturée 370 €, sans aucun délai de détention préalable depuis l'arrêté du 15 février 2024.
- L'évaluation préalable : obligatoire avant la signature du contrat, elle estime le volume nécessaire et constitue une prestation facturée. Voir les filières.
Ce que ces chiffres ne prouvent pas
Un renoncement n'est pas un échec définitif
L'enquête recense des situations déclarées, souvent occasionnelles. Elle ne mesure pas leurs conséquences à long terme.
Le permis n'est pas la seule réponse
Transport à la demande, covoiturage, aides à la mobilité, rapprochement du lieu de formation : d'autres leviers existent selon les situations.
Aucune corrélation démontrée
Ces travaux n'établissent pas que l'obtention du permis améliore mécaniquement l'insertion. Ils décrivent un obstacle, non l'effet de sa levée.
Aucune promesse ne peut en découler
Un établissement de formation ne peut garantir ni un emploi, ni une opportunité, ni un délai d'obtention du permis.
Le coût reste un obstacle réel
Les dispositifs de financement ne le suppriment pas. Ils le répartissent ou le réduisent, selon des conditions qu'il faut vérifier.
La décision reste individuelle
Elle dépend de la situation, du projet et des moyens. Voir permis 17-25 ans.
Ce que les élèves disent
Explorer les ressources Permis Éco Corrèze
Profils
Tarifs et aides
Formations
Code de la route
Pratique
Zones desservies
Références : baromètre Jeunesse et Confiance 2026, onzième édition, réalisé par OpinionWay pour VersLeHaut avec le soutien de la Fondation AG2R La Mondiale, dont il ressort que quatre-vingts pour cent des jeunes déclarent avoir déjà renoncé, au moins occasionnellement, à une activité sportive, culturelle, médicale ou de formation faute de transports ; baromètre de la mobilité des jeunes réalisé par OpinionWay pour les Apprentis d'Auteuil auprès de deux mille un jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans, dont il ressort que soixante-seize pour cent d'entre eux ont déjà renoncé à un emploi ou une formation pour des difficultés de mobilité ; code de la route, article L213-2 pour l'évaluation préalable ; arrêté du 15 février 2024 pour la formation de sept heures levant la mention 78 ; dispositif du permis à un euro par jour ouvert aux quinze à vingt-cinq ans révolus. Tarifs applicables depuis le 1er août 2025.
Faire le point sur les aides mobilisables
L'évaluation préalable et un examen des dispositifs adaptés à la situation précèdent tout engagement. Accueil au 14 rue Jean Jaurès, 19000 Tulle.
Ce que demandent les conducteurs
D'où vient le chiffre de 80 % ?
Du baromètre Jeunesse et Confiance 2026, réalisé par OpinionWay pour le think tank VersLeHaut. Quatre-vingts pour cent des jeunes déclarent avoir déjà renoncé, au moins occasionnellement, à une activité faute de transports.
Quelles activités sont concernées ?
Les activités sportives, culturelles, médicales et de formation, selon la formulation retenue par l'étude.
Existe-t-il un chiffre sur l'emploi ?
Oui, issu d'une autre enquête : soixante-seize pour cent des dix-huit à vingt-cinq ans ont déjà renoncé à un emploi ou une formation pour des difficultés de mobilité.
Quel est le principal motif invoqué ?
L'absence de transport compatible avec les horaires, citée par soixante et un pour cent des jeunes concernés, devant l'absence de moyen personnel.
À quel âge commencer la formation ?
La conduite accompagnée s'ouvre à quinze ans, les autres filières à dix-sept ans pour l'épreuve pratique. La conduite supervisée suppose dix-huit ans.
La boîte automatique est-elle un bon choix ?
Elle réduit le volume minimal mais délivre un permis portant la mention restrictive 78, qui interdit la conduite d'un véhicule à boîte manuelle. Le point mérite examen lorsque le permis est recherché pour l'emploi.
Quelles aides existent pour les jeunes ?
Permis à un euro par jour, aide France Travail, fonds d'aide aux jeunes, dispositifs régionaux et bourses communales. L'éligibilité relève des organismes instructeurs.
Le permis garantit-il un emploi ?
Non. Ces études décrivent un obstacle à la mobilité, non l'effet de sa levée. Aucun établissement de formation ne peut promettre un résultat en matière d'insertion.
