Simulateur ou vraie voiture
Le simulateur de conduite n'est pas une alternative au véhicule : c'est un outil de la formation, dont le volume comptabilisable est plafonné par la réglementation. Il traite efficacement certaines difficultés, mais reste sans effet sur d'autres.
Le cadre réglementaire
Les heures de simulateur entrent dans le volume minimal de formation, dans une limite fixée par l'arrêté du 22 décembre 2009. Au-delà, elles restent possibles mais ne sont plus comptabilisées.
| Élément | Boîte manuelle | Sans embrayage |
|---|---|---|
| Volume minimal de formation | 20 heures | 13 heures |
| Heures de simulateur comptabilisables | 10 heures au maximum | 6 heures au maximum |
| Heures en véhicule au minimum | 10 heures | 7 heures |
| Encadrement | Séances dispensées par un enseignant titulaire d'une autorisation d'enseigner | Identique |
| Épreuve pratique | En véhicule, sur route ouverte à la circulation | Identique |
Ce que le simulateur travaille efficacement
La découverte des commandes
Position de conduite, pédalier, sélecteur, commodos, tableau de bord. Cette prise de contact s'effectue sans la charge mentale de la circulation.
La coordination des pédales
Recherche du point de patinage, démarrage, arrêt, passage des rapports. Le calage n'a aucune conséquence, ce qui autorise la répétition jusqu'à l'automatisme.
Les situations reproductibles
Une même intersection, une même insertion ou un même giratoire se rejouent autant de fois que nécessaire, ce que la circulation réelle ne permet pas.
Les situations à risque
Freinage d'urgence, surgissement d'un piéton, perte d'adhérence, conduite de nuit ou sous la pluie : des scénarios travaillés sans exposition réelle.
La prise de repères
Placement sur la chaussée, distances apparentes, lecture de la signalisation, gabarit du véhicule dans les manœuvres.
L'analyse des erreurs
La séquence peut être interrompue, commentée et reprise à l'identique, ce qui rend l'explication immédiate et concrète.
Ce qu'il ne remplace pas
- Les sensations physiques : accélérations, freinages, transferts de masse en virage. Le corps ne perçoit rien de ce que restitue l'image, ce qui fausse la perception de la vitesse et de l'inertie.
- Le contact avec la chaussée : adhérence, revêtement, dévers, irrégularités. Ces informations, essentielles au dosage, ne se transmettent que par le véhicule.
- L'imprévu réel : les scénarios sont écrits. Le comportement des autres usagers, en circulation, ne l'est jamais.
- La charge émotionnelle : l'engagement dans un flux dense, la pression d'un véhicule suiveur ou l'erreur d'un tiers ne se simulent pas.
- La vision périphérique complète : contrôles rétroviseurs et angles morts se travaillent, mais l'étendue du champ visuel reste inférieure à celle du poste de conduite réel.
- La durée d'attention : la fatigue d'un trajet long, avec ses baisses de vigilance, ne se reproduit pas.
- Les conditions d'examen : l'épreuve pratique se déroule en véhicule, sur route ouverte à la circulation.
Certaines personnes ressentent une gêne en séance, liée au décalage entre l'image perçue et l'absence de mouvement. Le phénomène s'atténue généralement, et la séance s'interrompt s'il persiste.
L'articulation des deux outils
L'évaluation de départ
Elle situe le niveau, identifie les acquis transposables et fonde le volume prévisionnel. Elle peut être conduite sur simulateur.
La prise en main
Premières séances consacrées aux commandes et à la coordination, avant l'exposition à la circulation. La progression se fait sans enjeu de sécurité.
Le transfert en véhicule
Les automatismes acquis se confrontent aux sensations réelles. Cette étape révèle ce que le simulateur ne restitue pas et constitue le cœur de la formation.
Les retours ciblés
Une difficulté persistante peut être retravaillée en séance de simulateur, isolée de son contexte, avant nouvelle mise en situation.
Les situations rares
Conditions dégradées, incidents, réactions d'urgence : des séquences difficiles à provoquer en circulation se travaillent en séance dédiée.
La préparation à l'épreuve
Elle se conduit en véhicule, sur les axes du secteur d'examen. Voir parcours d'examen à Tulle.
Pour quels profils
| Situation | Apport du simulateur |
|---|---|
| Première approche de la conduite | Découverte des commandes sans exposition immédiate à la circulation |
| Appréhension marquée | Progression graduelle, l'erreur restant sans conséquence. Voir peur de conduire |
| Difficulté persistante sur l'embrayage | Répétition ciblée du point de patinage et des démarrages |
| Manœuvres à consolider | Reprise du même exercice à l'identique. Voir les manœuvres |
| Reprise après une longue interruption | Réactivation des repères avant retour en circulation |
| Reprise après un échec | Travail isolé sur les compétences relevées au certificat d'examen |
| Candidat déjà à l'aise en circulation | Apport limité : les heures gagnent à être consacrées au véhicule |
| Préparation immédiate de l'épreuve | Sans objet : la préparation se fait sur route |
Tarifs
La séance
55 € l'heure, au même tarif qu'une leçon de conduite, depuis le 1er août 2025.
L'évaluation sur simulateur
48 €. Elle constitue l'évaluation de départ prévue par le code de la route et fonde le devis.
Le forfait
Les heures de simulateur comptabilisées s'imputent sur le volume du forfait, dans la limite réglementaire de dix ou six heures selon la transmission.
Le tarif identique entre simulateur et véhicule signifie que le choix se pose en termes pédagogiques, non budgétaires. Voir la grille tarifaire et les heures supplémentaires.
Idées reçues
- « Le simulateur permet de passer le permis en moins d'heures » : il occupe une partie du volume minimal, il ne le réduit pas. Le volume réel dépend de la progression.
- « C'est un jeu vidéo » : le poste reproduit les commandes d'un véhicule et les séances sont encadrées par un enseignant, avec des objectifs pédagogiques définis.
- « On peut tout apprendre dessus » : les sensations physiques, le contact avec la chaussée et l'imprévu réel n'y figurent pas. L'épreuve se passe en véhicule.
- « C'est moins cher » : le tarif horaire est identique à celui d'une leçon de conduite.
- « C'est réservé aux débutants » : il sert aussi à isoler une difficulté persistante en cours de formation ou après un échec.
- « Les heures ne comptent pas » : elles sont comptabilisées dans le volume minimal, dans la limite de dix heures en boîte manuelle et six heures sans embrayage.
- « Il remplace la conduite accompagnée » : la conduite accompagnée repose sur un kilométrage réel en circulation, qu'aucune séance de simulateur ne peut valider.
Ce que demandent les élèves
Combien d'heures de simulateur sont comptabilisées ?
Jusqu'à dix heures en boîte manuelle et six heures sans embrayage, en application de l'arrêté du 22 décembre 2009.
Le simulateur réduit-il le nombre d'heures de conduite ?
Non. Il occupe une partie du volume minimal sans le diminuer : dix heures en véhicule restent nécessaires en boîte manuelle.
Le tarif est-il inférieur à une leçon de conduite ?
Non, il est identique : 55 € l'heure. L'évaluation sur simulateur est facturée 48 €.
Peut-on passer l'examen sur simulateur ?
Non. L'épreuve pratique se déroule en véhicule, sur route ouverte à la circulation.
Le simulateur convient-il en cas d'appréhension ?
Il permet une progression graduelle où l'erreur reste sans conséquence, ce qui facilite la prise en main avant l'exposition à la circulation.
Peut-on ressentir une gêne pendant la séance ?
Certaines personnes ressentent un inconfort lié au décalage entre l'image et l'absence de mouvement. Il s'atténue généralement, et la séance s'interrompt s'il persiste.
Les séances sont-elles encadrées ?
Oui, par un enseignant titulaire d'une autorisation d'enseigner, avec des objectifs définis et un bilan de séance.
Le simulateur peut-il servir après un échec ?
Oui, pour retravailler une compétence relevée au certificat d'examen, isolée de son contexte, avant nouvelle mise en situation.
Ce que les élèves disent
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Tarifs et aides
Références : arrêté du 22 décembre 2009 relatif à l'enseignement de la conduite, pour les volumes minimaux de formation et les heures de simulateur comptabilisables ; code de la route, article L213-2 pour l'évaluation de départ, R212-1 pour l'autorisation d'enseigner. Tarifs applicables depuis le 1er août 2025.
Situer le simulateur dans le parcours
Le nombre de séances utiles se détermine à partir de l'évaluation de départ, non à l'avance. Accueil au 14 rue Jean Jaurès, 19000 Tulle, le mercredi de 17 h à 19 h et le samedi de 10 h à 12 h.
