Le covoiturage réduit-il pollution et frais ?
Oui pour les deux, et l'épreuve valide ces deux propositions. Mais le thème ne s'arrête pas là : la définition légale, la limite du partage de frais et la signalisation propre au covoiturage donnent lieu à des questions distinctes.
La réponse attendue
| Proposition | Réponse | Motif |
|---|---|---|
| Réduit la pollution | Vrai | Regrouper plusieurs personnes dans un véhicule diminue le nombre de trajets individuels, donc les émissions rapportées à chaque personne transportée |
| Réduit les frais de carburant | Vrai | Le coût se répartit entre les occupants |
| Réduit la congestion | Vrai | Moins de véhicules pour un même nombre de personnes déplacées |
| Réduit le temps de trajet | Pas nécessairement | La prise en charge et la dépose des passagers peuvent allonger le parcours |
| Est obligatoire | Faux | La pratique reste volontaire ; aucun texte ne l'impose |
| Dispense de l'assurance | Faux | Le véhicule reste soumis à l'obligation d'assurance de droit commun |
Lorsque les deux propositions relatives à la pollution et aux frais figurent dans le même énoncé, elles se valident toutes deux. Les questions à réponses multiples exigent l'ensemble des bonnes réponses.
La définition légale
- Le texte : l'article L3132-1 du code des transports définit le covoiturage comme l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers.
- Le caractère non onéreux : la pratique s'effectue à titre non onéreux, à l'exception du partage des frais. Le conducteur ne peut retirer de bénéfice de l'opération.
- Le propre compte : le déplacement doit être celui que le conducteur effectue pour lui-même. Un trajet entrepris dans le seul but de transporter des passagers sort de la définition.
- La mise en relation : elle peut, elle, être onéreuse. Les plateformes se rémunèrent légalement sur ce service.
- La distinction avec le taxi et le véhicule de transport avec chauffeur : ces derniers relèvent du transport public particulier de personnes, exercé par un professionnel. Le critère n'est pas le nombre de passagers mais la qualité du conducteur et la finalité du déplacement.
- La conséquence du dépassement : un conducteur qui tire un revenu de ses trajets exerce une activité de transport de personnes soumise à des obligations propres, qu'il ne remplit pas.
La limite du partage de frais
Les frais admis
L'article R3132-1 les énumère : dépréciation du véhicule, réparation et entretien, pneumatiques, consommation de carburant et primes d'assurance.
Ce qui n'entre pas dedans
Le temps passé, la mise à disposition du véhicule, un forfait sans lien avec les frais réels. Ces éléments transformeraient le partage en rémunération.
La part du conducteur
Il supporte sa propre part. La somme des contributions des passagers ne peut couvrir la totalité des frais du trajet.
Les péages
Ils se partagent selon la même logique, comme composante du coût du déplacement.
Le forfait mobilités durables
Un employeur peut prendre en charge les frais de déplacement domicile-travail effectués en covoiturage, dans les conditions prévues par les textes.
Pourquoi la règle existe
Sans elle, le covoiturage deviendrait un transport de personnes exercé hors de tout cadre professionnel, sans les garanties qui s'y attachent.
La signalisation
Le panneau d'aire
Fond blanc bordé de bleu, portant la mention « covoiturage », la silhouette d'une voiture et une indication du nombre minimal d'occupants, sous la forme « 2+ ».
Les emplacements réservés
Délimités par une ligne blanche discontinue accompagnée de la mention portée au sol, selon l'arrêté du 8 janvier 2016.
Le losange
Symbole de la voie réservée. Il figure sur panneau à fond bleu, ou à fond noir sur les panneaux à affichage dynamique.
Ce que le losange n'est pas
Il ne désigne ni une voie de bus, ni une voie réservée aux véhicules propres, même si certaines voies cumulent plusieurs catégories d'usagers autorisés.
Le stationnement sur un emplacement réservé
Un véhicule ne pratiquant pas le covoiturage n'y a pas sa place, comme sur tout emplacement affecté à un usage déterminé.
À l'épreuve
Ces panneaux figurent parmi les questions illustrées. Les reconnaître suffit : aucune référence de texte n'est demandée.
Les voies réservées
- Le principe : une voie de circulation est affectée, en permanence ou à certaines heures, aux véhicules transportant un nombre minimal d'occupants.
- La position : il s'agit généralement de la voie la plus à gauche de la chaussée, ce qui inverse la logique habituelle des voies spécialisées.
- La signalisation : le losange, introduit en 2020, en marque l'affectation. Les panneaux à message variable permettent d'activer ou de désactiver la réservation selon les périodes.
- Les premiers déploiements : les axes structurants menant à Lyon et à Grenoble ont été équipés à partir de 2020, suivis d'autres agglomérations.
- Le contrôle : il s'opère par des dispositifs automatisés comptant les occupants, dont les conditions d'emploi relèvent de textes propres.
- La portée pour un candidat : ces voies ne se rencontrent pas en Corrèze, mais peuvent figurer dans une question illustrée prise sur un autre territoire.
En zone rurale
Le contexte
Distances importantes, offre de transport collectif limitée, dépendance forte à la voiture individuelle : la pratique répond à une contrainte plus qu'à un choix de confort.
Les trajets concernés
Domicile-travail vers les pôles d'emploi, déplacements vers les établissements de formation, trajets vers les gares.
Les aires aménagées
Plusieurs aires existent le long des grands axes du département. Leur localisation actualisée figure sur les sites des collectivités et des plateformes régionales de mobilité.
La limite
La dispersion de l'habitat rend la mise en relation plus difficile qu'en zone dense. Le covoiturage y complète la mobilité individuelle sans la remplacer.
Le lien avec le permis
Sur ces territoires, l'absence de permis restreint durablement l'accès à l'emploi et à la formation. Voir aides au financement.
L'autre levier
La conduite économe réduit la consommation indépendamment du nombre d'occupants. Voir éco-conduite.
Les formulations pièges
« Fait gagner du temps »
Pas nécessairement. Les détours de prise en charge peuvent allonger le trajet. Le bénéfice porte sur le coût et les émissions.
« Le conducteur peut fixer son prix »
Non. La contribution demandée ne peut excéder le partage des frais réellement engagés.
« C'est un transport en commun »
Non. Le covoiturage relève d'un régime distinct de celui des transports collectifs.
« Cela dispense de certaines règles »
Non. Ceinture, nombre de places assises, état du véhicule : toutes les règles ordinaires s'appliquent. Voir ceinture de sécurité.
« Le losange signale une voie de bus »
Non. Le losange marque la voie réservée au covoiturage, distincte de la voie réservée aux transports collectifs.
« L'environnement n'est pas au programme »
Faux. L'environnement et la mobilité figurent parmi les dix thèmes officiels de l'épreuve. Voir évolution du code.
Ce que les élèves disent
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Pratique
Références : code des transports, article L3132-1 définissant le covoiturage comme l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur, à titre non onéreux excepté le partage des frais, dans le cadre d'un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte ; article R3132-1 énumérant les frais pris en considération ; arrêté du 8 janvier 2016 relatif à la signalisation des emplacements réservés aux véhicules pratiquant le covoiturage ; signalisation des voies réservées introduite en 2020 ; instruction interministérielle sur la signalisation routière.
Traiter le thème environnement en séance
Les questions portant sur la mobilité et l'environnement se travaillent en série complète, avec correction commentée. Accueil au 14 rue Jean Jaurès, 19000 Tulle.
Ce que demandent les conducteurs
Le covoiturage réduit-il la pollution ?
Oui. Regrouper plusieurs personnes dans un même véhicule diminue le nombre de trajets individuels et donc les émissions rapportées à chaque personne transportée.
Réduit-il les frais de carburant ?
Oui. Le coût se répartit entre les occupants du véhicule. Lorsque les deux propositions figurent dans un même énoncé, elles se valident toutes deux.
Fait-il gagner du temps ?
Pas nécessairement. La prise en charge et la dépose des passagers peuvent allonger le trajet.
Quelle est la définition légale ?
L'article L3132-1 du code des transports vise l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur, à titre non onéreux excepté le partage des frais, dans le cadre d'un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte.
Le conducteur peut-il fixer librement le prix ?
Non. La contribution des passagers ne peut excéder le partage des frais réellement engagés. Au-delà, il ne s'agit plus de covoiturage.
Quels frais peuvent être partagés ?
Dépréciation du véhicule, réparation et entretien, pneumatiques, carburant et primes d'assurance, selon l'article R3132-1.
Que signifie le losange sur un panneau ?
Il désigne une voie réservée au covoiturage, généralement la voie la plus à gauche. Il ne désigne pas une voie de transport collectif.
Le covoiturage est-il obligatoire ?
Non. La pratique reste volontaire. Aucune règle du code ne l'impose.
